25.04.2011
Un plus à la littérature
Cet article est tiré de www.congonova.org, je le publie avec leur autorisation
LITTERATURE
- Publication :
Charles WOLA BANGALA, L’ONU et la Crise des Grands Lacs en Republique Democratique du Congo (1997-2007), Editions L’Harmattan RDC, Kinshasa 2009 ( Recension).
D. Mengi Yengo, Johannesbourg- RSA
Paru en 2009 à L’Harmattan RDC, ce livre est le deuxième de l’abbé Charles Wola Bangala après son ‘Entrer dans la troisième république : la République Démocratique du Congo face à son avenir’, paru aux mêmes éditions en 2007. Docteur en Philosophie de l’université de Regensburg, en Allemagne, l’auteur y décrit en des termes simples et compréhensifs l’une des guerres les plus complexes et fratricides de la région des Grands Lacs, dont le théâtre des affrontements se déroulant en République Démocratique du Congo. L’auteur échelonne cette guerre en trois différentes périodes. La première période ou l’éclatement de la guerre commence en 1996 et termine en 1997avec la chute de Mobutu et l’auto-proclamation de Kabila1 comme président de la RDC (République Démocratique du Congo). La fin de la première étape de la guerre coïncide aussi avec le changement de l’appellation du Zaïre en République Démocratique du Congo. La deuxième période dure de 1998 jusqu’à 2003, date indiquant le début de la transition en RDC. Et la troisième phase est celle du règne de différentes rebellions installées dans la partie orientale de la RDC qui continuent à endeuiller la population congolaise jusqu’à nos jours malgré la présence de la Communauté Internationale qui avait mis sur pied en 1999 la MONUC (la Mission des Nations Unies au Congo), devenue récemment MONUSCO (Mission des Nations Unies pour la Stabilisation du Congo).
Dans ce livre, l’auteur développe son idée dans trois différents chapitres. La première partie est consacrée à la crise des Grands Lacs. Dans cette partie l’auteur cherche à comprendre les varies raisons de cette crise complexe. Le deuxième chapitre analyse l’intervention de l’ONU dans la crise ; tandis que le dernier chapitre présente des pistes de solutions durables pour un retour rapide de la paix dans la région.
Pour mieux comprendre la crise de Grands Lacs, l’auteur commence par esquisser un aperçu historico-politique de la situation en soulignant la place de chaque pays de la région des Grands Lacs (Rwanda, Burundi, Ouganda et République Démocratique du Congo) dans la crise. Cet aperçu historico-politique décrit la situation précoloniale, coloniale et actuelle de chaque pays membre. Trois aspects important caractérisent ces pays et permettent de mieux comprendre la crise des Grand Lacs: la conquête et la gestion militaire du pouvoir, l’absence du contrat social et l’instrumentalisation de la violence politique. La description de la situation politique des pays de la région montre que ces pays ont connu la dictature ou continue à vivre sous la dictature. Kagame, Museveni et Kabila1 qui sont les acteurs majeurs de la crise des Grands Lacs ont tous pris le pouvoir par la force. En plus, des éléments tels que l’antagonisme Tutsi-Hutu, les alliances militaires et politiques qui ont conduit les principaux protagonistes de la guerre du maquis au sommet de l’Etat dans leurs pays respectifs, la propension à régler les comptes par le moyen d’une lutte impitoyable pour le leadership régional, l’effondrement de l’Etat zaïrois et le rôle néfaste des puissances occidentales ont rendu la crise des Grand Lacs possible.
Parmi les causes de la crise, l’auteur en distingue deux: les causes apparentes ou lointaines et causes réelles ou immédiates. Le génocide rwandais de 1994 et la sécurité des Banyamulenge ou Tutsi dits Congolais sont considérés comme causes apparentes de la crise. Ces deux causes ne sont que comme dit l’auteur “un arbre qui cache la forêt”. Les vrais causes de la guerre sont ailleurs et l’auteur en cite cinq: la convoitise des ressources du sol et sous-sol congolais, la surpopulation du Rwanda et du Burundi, l’impérialisme tutsi soutenu par la superpuissance américaine, la duplicité des partenaires occidentaux et les complicités congolaises. Comment la Communauté Internationale à travers l’ONU a-t-elle cherché à résoudre cette crise des Grands Lacs, qui a déjà causé plus de cinq millions des morts du côté Congolais? C’est la question à laquelle l’auteur cherche à répondre dans le deuxième chapitre.
Il faut remarquer que le Conseil de Sécurité de l’ONU a adopté beaucoup de résolutions pour résoudre la crise. Malheureusement, la crise continue à sévir à l’Est de la RDC et de nombreuses femmes continuent à être violer chaque jour. L’auteur conclut que ces résolutions sont inefficaces car elles n’ont pas eu d’effets positifs dans la région. Comme preuve de cette inefficacité, les rebellions du Rwanda, du Burundi, de la RDC et de l’Ouganda continue à opérer dans la région. Parmi les résolutions, il n’y a que 2 qui concernent toute la région. Aucune résolution n’a été adoptée sur la situation de l’Uganda par le Conseil de Sécurité de l’ONU de 1997-2007 alors que l’Uganda avait ses troupes sur le territoire de la RDC et que ses troupes et celles du Rwanda s’étaient affrontées à Kisangani en 2000. Sur la situation du Rwanda, 21 résolutions ont été adoptées. Cependant, il faut souligner que la majorité des résolutions était en rapport avec la formation et le fonctionnement du Tribunal Pénal International pour le Rwanda (TPIR). Concernant le Burundi, 11 résolutions ont été adoptées durant la période sous étude (1997-1997). Ces résolutions ne concernent que la situation interne au Burundi qui était en proie à une rébellion interne et la collaboration entre la MONUC et l’ONUB (l’opération des Nations Unies au Burundi). Il faut remarquer qu’aucune résolution en fonction de l’implication du Burundi dans le conflit des Grands Lacs n’a été prise. Finalement, le Conseil de Sécurité de l’ONU a adopté pendant la même période 47 résolutions sur la situation en RDC. A voir les nombre de résolutions adoptées sur la situation de chaque pays de la région, il ne fait aucun doute qu’il y a un déséquilibre dans la gestion de la crise de la part de l’ONU. Aucune résolution ne condamne explicitement les pays impliqués dans la guerre en RDC alors que le Congo était visiblement agressé par les différents pays de la région. Au contraire, ces résolutions cherchent plutôt à instaurer la paix au Rwanda et au Burundi.
En voyant les résultats mitigés de l’ONU sur la gestion de la crise, on est en droit de se demander si l’ONU a réellement la volonté de résoudre la crise dans la région des Grands Lacs. La réponse de l’auteur est que L’ONU a les moyens d’imposer la paix et de la faire respecter parmi les pays membres mais ses préoccupions sont ailleurs. Ce qui veut dire que la RDC qui subit cette guerre et qui est la principale victime doit chercher à sa manière, sans compter sur la communauté internationale, des solutions efficaces pour ramener la paix sur son territoire. C’est dans le dernier chapitre de son livre que l’auteur aborde cet aspect.
L’auteur propose trois différentes pistes de solutions pour la RDC de vivre en paix avec ses voisins. Premièrement, l’auteur cite la réconciliation nationale. En d’autres termes, le peuple de la RDC doit se réconcilier avec lui-même. C’était la principale mission que la Conférence Nationale Souveraine s’était donnée mais sans pour autant l’atteindre. Deuxièmement, la RDC doit chercher à se développer économiquement. Le manque de développement des pays de la région est la cause majeure de la crise. L’ONU n’a-t-elle pas dénoncé à maintes reprises dans ses différents rapports l’exploitation illégale des minerais de l’Est de la RDC comme cause des conflits ? La RDC doit s’approprier de l’exploitation de ses minerais pour le développement de son peuple. Le développement comme disait le Pape Paul VI est le second nom de la paix. La dernière solution pour la RDC est d’avoir une armée capable de protéger ses territoires des incursions des armées étrangères et de protéger les Congolais et leurs biens. Tant que la RDC n’aura pas une telle armée, ses voisins continueront à ne pas le respecter.
En conclusion, ce livre est très intéressant car l’auteur arrive à expliquer la crise de Grands Lacs, une crise pourtant complexe qui a provoqué la « première guerre mondiale d’Afrique ». Et pour comprendre cette crise, ce livre n’exige pas une connaissance apriori de la région des Grands Lacs. L’auteur a abordé presque tous les éléments expliquant la crise des Grands Lacs mais il a omis de signaler le rôle néfaste que l’entrée de l’AFDL (Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo) et ses différentes armées ont joué dans cette crise.
D. Mengi Yengo
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16.02.2011
Est-ce ça votre idée de l'africain?
Qu'est-ce qui fait de vous un africain ?
1.Vous déroulez tous vos cadeaux soigneusement, de sorte que vouspuissiez réutiliser l'emballage.
2.Vous appelez une personne que vous n'avez jamais rencontrée avantoncle ou tante.
3.Plus de 90% de la musique CD's et de cassettes dans votre maisonsont les copies illégales.
4.Votre garage est toujours plein de bricoles parce que vous ne jetezjamais rien, juste au cas où vous en auriez besoin.
5.Vous avez une collection de bouteille miniature de shampooing de vosséjours aux hôtels. (Gocool, coeur doux, fierté africaine....)
6. Vous avez presque toujours en voyageant en avion des poidsexcessifs pour les bagages.
7. Si un magasin a une limite sur la quantité d'un produit, alorschaque membre de la famille joindra les files d'attente séparées pouracheter la quantité maximale possible (sucre, savon, >riz, laitetc.... pendant toute une bonne journée).
8. Tous les enfants ont des surnoms ennuyants (genre Papoutchou).
9. Personne dans votre famille et entourage ne vous informe qu'ilvient pour une visite (oncle, épouse, belles soeurs, neveux et unvoisin).
10. Votre mère a un désaccord mineur avec sa soeur et ne lui parle paspendant 10 années.
11. Vous faites seulement les appels téléphoniques à un taux meilleurmarché la nuit (particulièrement signaleurs).
12. Vous n'avez jamais moins de 20 personnes pour vous accueillir àl'aéroport ou pour vous voir au loin même si c'est un vol local.
13. Vous continuez à changer votre fournisseur de service Internetparce que le premier mois du nouveau fournisseur est gratuit. (jeconnais certains O!.....)
14. Les fournitures de bureau trouvent mysterieusement leur chemin àvotre domicile. (Oui, machine d'agrafe, goupilles de bureau, machinede poinçon, cellotapes, etc...)
15. Quand vous êtes jeune, vos parents vous achètent des vêtements etdes chaussures au moins deux tailles trop grandes de sorte qu'ilsdurent plus longtemps.Je constate que tu souris, parce que tu te reconnais dans au moins unede ces caractéristiques. Nous restons toujours des africains, malgrétoutes ces années loin ou dans le continentPs: passe le message à ton voisin afin qu'il sache ce qui le rend africain.
Freddy
Note: c'est un texte repris, qui proviendrait de <span>Merleau Nsimba</span>
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20.01.2011
Expo Peinture sans Peintures
Bonjour a tous.
Ce samedi 5 fevrier de 9h a 17h, a la Halle de Gombe (au Centre Culturel Français de Kinshasa)j expose 65 oeuvres picturales faites a partir de fibres vegetales, ce que j appelle de la <Peinture Sans Peintures> entendre par là de la Peinture sans utilisation des couleurs materielles (en pieces jointes quelques extraits ).
Une certaine parenthèse pour parler un peu de mon art, car jusque là j'en ai peu parlé.
Mes travaux ont connu une exposition itinerente a travers l Europe apres avoir été exposé au Salon du Livre et de la Presse Jeunesse (en France) où j ai été lselectionné pour l illustration d Alice au Pays des Merveilles, dans le cadre de Figures Futur. Ces travaux, après être exposés au 22è Salon du Livre et de la Presse Jeunesse (en France) ont connu une expo itinérente à travers certains pays européen.
Démarche et intention artistique
Nous recueillons d’abord des écorces (de bananiers)mortes sur les bananiers que nous trouvons dans des parcelles ou dans certaines concessions maraîcagères. Pour cette récolte nous envoyons quelques jeunes que nous motivons parfois financièrement car il arrive que certaines propriétaires de bananiers soupçonnent que nous "faisons fortune" (ce qui est loin d'être le cas )avec ces écorces…
Il faut noter qu’un bananier est une géante herbe et non un arbre comme on peut le croire. Un arbre doit avoir un tronc et des branches, pour faire simple. La structure du bananier est vraiment pareille à celle de l’oignon. Les feuilles de dessus qui sèchent laissent place à des peaux neuves. Justement, ce sont ces feuilles sèches qui nous intéressent.
C’est ici qu’il faut souligner que la texture du bananier présente parfois des motifs des plus bariolés, bigarrés ou mouchetés. Des motifs sont donc variés, il y en a des plus ahurissant comme des plus plats. Assaisonner, traiter ces écorces c’est le tout premier travail technique qu’il faut savoir maîtriser.
Après le traitement technique commence maintenant la grande adaptation artistique qui est imputable à la force créatrice de l’artiste. depuis 1998 (pendant mes vacances académiques, étant alors étudiant en sciences à l'Université de Kinshasa, j'étais loin d'imaginer qu'un jour deviendrai artiste, autodidacte d'abord avant d'en approfondir un bout à l'Académie des Beaux-Arts de Kinshasa). Au départ je ne savais même pas dessiner moi-même: je me souviens-même qu'en 5è des Humanités(équivalent de la 1è au lycée, dans le système français), pour un devoir de dessin biologique, n'een pouvant plus j'avais dû loué les services d'un ami alors élèves à l'Institut des Beaux-Arts pour m'en sortir, et au sortir j'avais 20/20 plus un bonus de 1 point car le prof était très depassé par les réalisations que je lui présentai.Et, je devais par la suite conduire bon nombre de condisciples auprès de cet ami pour qu'il fisse sauter leur lacune en dessin. Plus tard, c'est toujours avec cet ami, Valéry Badika, pour ne pas le citer que j'ai eu à approfondir mes velléités artistiques jusqu'à lancer mon concept de Peinture sans Peintures( entende par là de la peinture sans utiliser des colorants artificiels)… Et c’est en creusant ce créneau que mes œuvres ont acquis une certaine adhésion dans plusieurs forum internationaux?
Pour ce samedi nous exposons sur les volumes dans les arts de la recuperation pour l illustration. J expose egalement avec l illustrateur francais Christian Voltz qui illustre des livres par photomontage de ses "colmatages" ou "collage" spéciaux. Expo, dedicaces et vente: ce samedi et le seul jour ouvert au grand public. Le lundi 6 et le mardi 8 fevrier l expo est exclusivement reservé aux eleves de
l Ecole francaise de Kinshasa et les ecoles associees, aussi aux eleves des complexes scolaires Maendeleo et Les Mickeys. Soyez les bienvenus, et, ceux qui n'aurons pas l'ocasion d'y être on reste toujours ensemble. Artistiquement votre,
FREDDY.
18:05 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note












